Archives des mot-clefs : aide alimentaire

« Promouvoir une culture de l’engagement et nourrir le sens du bien commun »

4 nov

80t100_14722photo_christine_damiguet2Belle façon d’entamer le mois de novembre, consacré à l’Economie Sociale et Solidaire, le groupe ESS SciencesPo Alumni a organisé le 5 une conférence sur le gaspillage alimentaire : découvrir l’état des lieux et les solutions préconisées pour lutter efficacement contre ce fléau de notre société de consommation, tel en était l’objectif.

Pour répondre à ces questions était invité Guillaume Garot, Député-Maire de Laval, ancien Ministre délégué à l’Agroalimentaire, initiateur du Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire ; Guillaume Garot a été récemment nommé responsable d’une mission interministérielle sur le gaspillage alimentaire par le Premier ministre. Xavier Corval, Vice-président du groupe ESS, président d’Eqosphere et rapporteur du comité de pilotage du Pacte national contre le gaspillage alimentaire, a conté avec brio l’histoire de cette aventure solidaire qu’est Eqosphere : sa mission est d’aider les entreprises à conduire le changement de leurs processus et de leur culture interne pour valoriser les surplus, et d’aider les associations à anticiper les besoins et mutualiser leurs actions.

En co-organisant cette manifestation et en l’accueillant dans ses locaux, SciencesPo affiche sa volonté, exprimée dans son document d’orientation stratégique 2022, de soutenir l’ESS : « À tous les niveaux de formation et de recherche, Sciences Po doit continuer à promouvoir une culture de l’engagement et nourrir le sens du bien commun auprès de ses différents publics. Sciences Po deviendra leader sur des thématiques qui sont au cœur de son identité, comme l’économie sociale et solidaire ou l’innovation sociale. »

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Dons alimentaires en établissements de santé : le Centre Hospitalier Le Mans ouvre la voie

2 nov

D’un côté, des patients ou des résidents qui ne finissent pas toujours leurs assiettes, de l’autre, des populations qui ne mangent pas toujours à leur faim… Entre gaspillage et pénurie alimentaires, le Centre Hospitalier Le Mans [1] a décidé d’assumer sa responsabilité sociale en mettant en place un circuit inédit de distribution de surplus alimentaires. Aujourd’hui, une quarantaine de repas sont servis tous les jours hors week-ends à des personnes en grande précarité. Un succès reconnu, qui va peut-être inspirer d’autres secteurs de la restauration collective.

L’histoire commence en 2010 lorsque Didier Girard, ingénieur Restauration au CH Le Mans, lance l’analyse de la production de déchets organiques dans son établissement. Résultat : l’hôpital jette chaque année 4,2 tonnes de surplus alimentaires, soit près de 7 000 repas ! L’ingénieur prend alors un certain nombre de mesures techniques. Mais en 2012, avec la nouvelle réglementation européenne [2], l’établissement entre malgré tout dans la catégorie des « gros producteurs » de biodéchets et, à ce titre, s’expose à une amende administrative de 75 000 €.

Il fallait réfléchir autrement. Didier Girard décide alors de mettre en place un circuit de distribution de surplus en s’appuyant sur des associations d’aide aux populations vulnérables. Un choix de l’innovation qui, après s’être heurté à des résistances culturelles, porte aujourd’hui tous ses fruits.

Des institutions et des hommes 

logo CH Le Mans2Isabelle Lesage, directrice du CH Le Mans, explique comment cette initiative s’est intégrée dans les orientations de l’hôpital : « L’innovation sociale fait partie des axes stratégiques de notre projet d’établissement. Pour faire vivre le principe d’un hôpital citoyen, chaque salarié est encouragé à porter des projets dans des domaines participant au lien social. L’objectif est d’inscrire l’initiative individuelle dans une dynamique d’intelligence collective en facilitant des actions apparemment simples, mais complexes à mettre en œuvre. C’est ainsi que Didier Girard a eu carte blanche pour mener à bien son projet et que l’hôpital a apporté sa contribution logistique à l’action. Aujourd’hui, je peux dire que celle-ci a renforcé nos valeurs internes, apporté une réponse durable aux besoins d’urgence sociale de la Ville et de gestion écologique de nos déchets ; par l’intérêt médiatique qu’elle a suscité, cette initiative a engendré une véritable dynamique locale et nationale de reproductibilité, notamment en milieu scolaire. Un bilan que l’on doit à la force de conviction et d’engagement d’un homme. »

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Le don agricole, une seconde nature

26 oct

« Je ne supporte pas de voir des gens qui ont faim dans mon pays. » C’est de cet écœurement exprimé par Jean-Michel Lemétayer, ancien président de la FNSEA, que tout est parti… S’en est suivi un diagnostic de l’existant en matière d’aide alimentaire, fondé sur la rencontre des acteurs de la filière agroalimentaire, des responsables politiques engagés et des associations d’aide alimentaire.

Certes, de nombreuses actions solidaires existent mais il reste des marges de progrès, notamment dans le secteur agricole.

Compléter l’existant

Tout d’abord, le don est chronophage. Les agriculteurs, qui veulent donner, souvent ne savent pas comment ou n’ont pas le temps car ils doivent continuer de gérer leur exploitation. Des gisements de produits sont inexploités : fruits et légumes hors calibre invendus et consommables, palettes refusées par les plateformes de distribution, excédents quand le marché est saturé – l’embargo russe en donne une illustration en bousculant les équilibres du marché communautaire.

Par ailleurs, les associations d’aide alimentaire font part d’un déficit en produits frais (fruits et légumes, œufs, laitages) car l’aide alimentaire, qu’elle soit communautaire ou nationale, fournit en majorité des produits secs, en conserve, surgelés ou de longue conservation. Enfin, la logistique (tri, conditionnement, transport) représente un coût à la fois pour les donateurs et les associations.

Faciliter le don alimentaire

SolaalC’est pour lever ces freins, récupérer les produits invendus et consommables que SOLAAL est née. SOLAAL (SOLidarité des producteurs Agricoles et des filières ALimentaires) est une association reconnue d’intérêt général qui gère pour les agriculteurs, en particulier, l’opération du don et fait l’interface entre eux et les associations d’aide alimentaire.

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