Portrait de Natalia Aleksandrova, consultante en stratégie pour le secteur des mutuelles

21 mai

Natalia a une double formation : relations internationales à Moscou et Master Finances et Stratégie à Sciences Po (2010). Actuellement consultante à Paris, spécialisée dans le secteur de la protection sociale, elle nous fait part de son parcours vers les acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Quel est votre poste actuel et dans quel type de structure ?

NataliaJe suis consultante dans le cabinet de conseil en stratégie et management Selenis : il travaille essentiellement avec les acteurs de l’assurance et de la protection sociale, notamment des mutuelles. A sa création il y a dix ans, les fondateurs se sont investis dans le secteur de l’assurance et ils conseillent maintenant davantage des mutuelles et associations. Cette « fibre » sociale provient de l’engagement de toute notre petite équipe de 6 consultants.

Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

Une journée type n’existe pas dans le conseil, c’est pour cela que j’ai choisi ce métier ! Certaines journées sont remplies de rencontres, de réunions, de longs trajets ; d’autres se déroulent au bureau avec Excel et Powerpoint…

Quel a été votre parcours jusqu’à ce poste ?

Mon parcours est atypique : ayant commencé dans les relations internationales, je suis passée par le marketing et l’audit des comptes des pétroliers après mon Master Finances et Stratégie de Sciences Po. Ces expériences m’ont donné une ouverture sur le monde, un regard à la fois rigoureux (merci à la méticulosité de mes tuteurs en audit !) et créatif sur les différents problématiques, une flexibilité pour changer rapidement d’objet d’étude.

J’ai cherché un métier qui me donne la possibilité de satisfaire ma soif d’apprendre en permanence et de varier les sujets de travail. Une rencontre avec un ancien collègue de Master qui a intégré un grand cabinet de conseil m’a fait comprendre que consultante était le métier qui me convenait. Ma recherche s’est déroulée dans une période tourmentée : loi Guéant, crise et accroissement du chômage en France. Néanmoins, je ne perdais de vue aucun moyen de recherche : rencontres réseau, forums d’emploi, annonces en ligne et de l’association de Sciences Po…

En quoi cette orientation vers le secteur de l’ESS correspond à vos aspirations ?

J’ai toujours eu une envie idéaliste de rendre le monde meilleur ! C’est pourquoi quand je travaille avec des mutuelles et sens un vrai engagement de la part de leurs collaborateurs, je suis ravie de pouvoir les aider à trouver les relais de leur développement. En plus, la crise qui a éclaté justement au tournant entre ma vie étudiante et ma vie professionnelle m’a convaincue que la course égoïste aux profits n’est pas durable et qu’il faut mettre ses compétences au service de projets utiles.

Les mutuelles sont des organismes régis par le Code de la Mutualité (à la différence des compagnies d’assurances) qui n’ont pas d’actionnaires et donnent la priorité aux personnes sur la recherche de profits. Notamment, elles ne questionnent pas le futur adhérent sur son état de santé pour définir sa formule de complémentaire santé. 38 millions de Français sont protégés par les mutuelles de santé (FNMF), 1 automobiliste sur 2 est assuré par une mutuelle d’assurance.

Aujourd’hui, elles sont dans une situation difficile face aux assureurs qui proposent des offres plus ciblées, aux adhérents qui changent et deviennent de plus en plus « consommateurs » et à la règlementation qui durcit. Actuellement, ce qui compte pour elles est de préserver leur engagement tout en restant dynamiques. En travaillant avec des mutuelles et des associations, j’espère contribuer au mieux-être du monde.

 

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