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Trophées de la coopération agricole : innovation, développement économique et mise en valeur
du territoire

4 juil

La coopération agricole a décerné les premiers Trophées des initiatives coopératives le 11 juin dernier : 19 projets coopératifs ont été récompensés. L’objectif de ces Trophées est de révéler au plus grand nombre les réalisations positives et concrètes des coopératives dans toutes les régions françaises.

1506_TrophéesCoopérationAgricoleTous les jours, les 3 000 entreprises coopératives agricoles et leur 160 000 salariés innovent et inventent des solutions pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux de l’agriculture et de l’agroalimentaire d’aujourd’hui et de demain.

Propriétés de leurs agriculteurs-adhérents, les coopératives agricoles sont des acteurs majeurs de l’ESS dans les territoires ruraux. Elles ne sont pas animées par la recherche de profit à court terme mais ont d’abord pour objectif de construire des réponses durables, d’offrir un avenir à leurs agriculteurs.

Les six trophées d’or ont été attribués à :

  • Cap Seine pour sa démarche d’intégration des jeunes salariés dans l’entreprise, Alter&Nous (catégorie « action sociale et sociétale ») : 100% des étudiants du programme Alter&Nous ont été diplômés et 40% recrutés par Cap Seine en CDI. Ils sont toujours dans l’entreprise aujourd’hui. « La réussite de ce projet réside dans le partage de valeurs qui sont les nôtres et sont largement liées à notre modèle coopératif », conclut Thierry Lesturgeon, directeur de Ressources Humaines de la coopérative Cap Seine.

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Les coopérateurs :
des consommateurs citoyens, acteurs du développement économique de leurs régions

14 sept

Le dynamisme et la pertinence du modèle de la coopération de consommation s’inscrit de nos jours, comme à son origine, dans la volonté de démocratiser l’économie, de placer la personne au centre de ses préoccupations, d’affirmer son autonomie et de développer son milieu de façon durable, équitable et solidaire.

Fortement enracinée dans son milieu, la coopérative de consommateurs a un rôle incontournable dans la valorisation de la « proximité « pour répondre aux impératifs sociaux, économiques, culturels et environnementaux du développement régional.

Logo coop AtlantiqueUne coopérative fonctionne à partir d’une volonté des citoyens de faire des choses ensemble. La délibération en assemblée générale est donc essentielle lorsqu’il est temps de prendre les décisions importantes. Elle est l’endroit par excellence pour que les coopérateurs s’approprient autant que possible une partie du développement de leur entreprise et de leur territoire.

La coopérative de consommateurs est plus qu’un projet de société. Elle offre des preuves tangibles de son efficacité économique et citoyenne.

Quelques exemples de coopératives qui participent au développement de leur région

La COOP ATLANTIQUE emploie 4 200 collaborateurs, ce qui en fait le premier employeur de sa région. Elle dispose d’un large éventail de métiers : vente, métiers de bouche, administratif, logistique, achats/approvisionnement, restaurants, commerciaux…

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Les valeurs des coopératives de consommateurs ont toujours
« la cote » !

31 août

Des COOP des années 60 aux grandes enseignes régionales ou circuits courts actuels, les coopératives de consommateurs en France ont beaucoup évolué mais sont fidèles à leurs principes fondateurs : regrouper des « consomm’acteurs » soucieux de la qualité des produits, pratiquer une gouvernance démocratique, réinvestir leurs bénéfices dans leur développement.

1844. Rochdale, petit village non loin de Manchester, s’apprête à célébrer Noël. 28 tisserands désirant offrir des produits de qualité à moindre coût décident de se regrouper afin de vendre au sein du même magasin du beurre, du sucre, de la farine et des chandelles. La « Société des Équitables Pionniers de Rochdale » est née. Une cotisation d’une livre sterling est demandée à chacun qui veut devenir membre du petit magasin. Une gestion démocratique est instaurée.

Ces « pionniers de Rochdale » – comme on les appellera dorénavant – sont loin de se douter que cet humble magasin deviendra le Co-operative Group, la plus grande coopérative de consommateurs du Royaume-Uni (encore aujourd’hui !). Les « pionniers de Rochdale » demeurent dans l’histoire de la coopération le meilleur exemple de réussite durable.

Société des Equitables Pionniers de Rochdale

Société des Equitables Pionniers de Rochdale

Les coopératives de consommateurs, un ensemble original au sein de la distribution alimentaire en France

En France, le mouvement de la coopération de consommation se développe considérablement jusque dans les années 60. Les coopératives de consommateurs sont alors organisées en sociétés régionales et gèrent des réseaux denses de petites unités : à titre d’exemple, la Ruche Picardie compte 732 magasins avant guerre.

Confrontées au refus de vente des industriels, les COOP s’accordent la maîtrise des approvisionnements et des coûts de production en se dotant d’usines. Elles deviennent un acteur de poids au sein de la distribution alimentaire.

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La loi ESS :
focus sur les coopératives

20 juil

La loi sur l’Economie Sociale et Solidaire a été adoptée le 21 juillet par l’Assemblée Nationale. Elle se distribue en 9 Titres et près de 90 articles qui définissent, organisent l’ESS et offrent une place à ses acteurs.

1 – Périmètre et structuration de l’ESS

Parmi les dispositions principales, la loi définit l’ESS comme un « mode de développement économique adapté à tous les domaines de l’activité humaine » dont les acteurs se répartissent en deux catégories :

1 – les acteurs « statutaires » : associations, fondations, mutuelles et coopératives ;

2 – une deuxième catégorie d’acteurs : les sociétés commerciales. Ces dernières doivent respecter les principes qui régissent les acteurs « statutaires », rechercher une utilité sociale que le projet de loi définit pour la première fois et appliquer des principes de gestion spécifiques.

La structuration de l’économie sociale et solidaire se fait par la reconnaissance légale de trois instances :

  • le Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire, organe paritaire à qui le projet de loi confie le soin d’adopter un guide des bonnes pratiques de l’économie sociale et solidaire ;
  • la Chambre française de l’économie sociale et solidaire qui assure, au plan national, la représentation et la promotion de cette économie ;
  • les Chambres Régionales de l’Economie Sociale et Solidaire (CRESS).

Un nouvel agrément d’« entreprise solidaire d’utilité sociale » qui remplace celui d’« entreprise solidaire » est créé. Des dispositions particulières au titre de la commande publique relatives aux achats publics socialement responsables et par le recours aux fonds européens d’entrepreunariat social sont prévues.

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