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La grande promesse : inventer les mondes de main

3 déc

Dans ce nouveau livre, Hugues Sibille, figure incontournable de l’ESS en France, nous livre avec conviction et clarté sa vision politique de l’innovation sociale, de son potentiel et de ses limites.

1611_la-grande-promesseL’innovation sociale apparaît dans la zone dangereuse où l’ancien meurt et le nouveau cherche à naître, dans ce clair-obscur où peuvent surgir des monstres, comme l’écrit Gramsci. Dos au mur, elle se bat pour éviter l’apparition de ces monstres, en opposant à la crise des solutions concrètes. On devrait d’ailleurs dire « aux crises », tant prétendre répondre à « la » crise revient à frapper sur un chêne avec une barre à mine qui vous revient dans les bras.

L’innovation sociale repose sur un principe : les solutions n’attendent pas le grand soir. Elle se décline au pluriel, expérimentant de multiples dispositifs pour répondre à de multiples besoins : nourrir sainement et sans gaspiller, se loger convenablement en respectant la planète, insérer les chômeurs dans une activité de qualité, faire reculer le décrochage scolaire, accéder aux technologies indispensables au monde contemporain, se former tout au long de la vie, se déplacer librement et sobrement, sortir du surendettement, vieillir et mourir dans la dignité… Et bien d’autres.

L’innovation sociale est pour certains une voie de « transformation sociale » vers une société plus équitable, plus durable, une façon de démocratiser l’économie en la rapprochant du citoyen, de faire émerger de nouveaux modèles de développement. Elle est pour d’autres une voie de désengagement de l’État et des collectivités publiques de politiques sociales devenues trop coûteuses et inefficaces. Ceux-là l’espèrent, ceux-ci la craignent comme rationalisation budgétaire ou transfert de missions sociales vers le privé pour traiter la solidarité à bas coût.

Pour en savoir plus 

L’interview d’Hugues Sibille sur Actifs Radio, la radio de l’ESS et de l’innovation sociale 

 

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Voyage culinaire chez Kialatok

27 mar

Kialatok est une entreprise sociale qui propose des ateliers de cuisine du monde animés par des cuisiniers talentueux de différentes cultures. Le 16 février, le groupe ESS de Sciences Po a eu le plaisir de rencontrer l’un de ses deux fondateurs, Kevin Berkane, dans les nouveaux locaux de l’entreprise (18 ème arrondissement de Paris) et d’expérimenter une recette de Cote d’Ivoire. 

Habillé de bois clair, donnant sur la rue par de larges fenêtres sur les rebords desquelles poussent des herbes aromatiques, cet espace comporte une partie équipée pour les ateliers de cuisine et une partie pour se réunir autour d’une longue table. L’un des murs est décoré de nombreux ustensiles et de vaisselle provenant de différents continents. Il est à l’image de l’esprit du projet Kialatok, selon laquelle la diversité est enrichissante et la cuisine est un terrain propice à des rencontres dénuées de préjugés.

Ce mariage de gourmandise, de solidarité et de culture se décline en plusieurs offres.

  • Destinés aux particuliers, des ateliers de cuisine enseignent des recettes exotiques et permettent d’organiser un événement de groupe convivial avec « le billet d’avion le moins cher du monde » à destination du Sénégal, du Maroc, de La Réunion, du Brésil, ou de la Chine par exemple…
  • Destinés aux entreprises, des ateliers utilisent la cuisine comme un outil pédagogique pour susciter une immersion culturelle et aborder des problématiques de diversité et d’interculturalité. Kialatok a en effet conçu pour des grands groupes comme La Poste, Orange ou ENGIE des formations de sensibilisation aux enjeux de la diversité et au management en contexte multiculturel.

Kialatok_logo

Insertion culinaire

Au cœur des activités proposées par Kialatok se trouvent les « animateurs et animatrices culinaires », des personnes passionnées de cuisine, issues de l’immigration, dont certaines connaissent des difficultés d’accès à l’emploi. Après les débuts du projet Kialatok à l’incubateur social d’HEC, c’est à la Courneuve que s’est installée la jeune entreprise en 2013, où elle travaillait avec des femmes qui avaient des projets de création d’activité autour de la restauration. Florence Pellegrini, la co-fondatrice de Kialatok, rédige les fiches de cours et forme les cuisiniers.

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TIGcRE, le « Meetic » intergénérationnel des associés

31 jan

La plateforme TIGcRE – pour “Tandem InterGénérationnel pour la Création et la Reprise d’Entreprise” – met en relation les entrepreneurs en quête d’associés. Avec une obligation : ne pas avoir le même âge !

Par Marina Al Rubaee, le 22 janvier 2016 dans les Echos Entrepreneurs

L’association TIGcRE a pour vocation de former des tandems d’entrepreneurs avec une spécificité bien particulière : les associés ne doivent pas être dans la même tranche d’âge. Le but étant de “marier” l’audace des jeunes créateurs avec l’expérience et la connaissance des plus âgés, donc plus aguerris dans le domaine de l’entrepreneuriat. « Il est important de jouer sur cette complémentarité intergénérationnelle. C’est ce qui fera la force et la plus-value de l’entreprise créée ou reprise grâce à ce duo », affirme Christine Damiguet, 65 ans, présidente de cette association, spécialiste de la communication et des politiques publiques et sociales.

Une association « entremetteuse »

TIGcRE est née de sa rencontre avec Samuel Reslinger, 33 ans. Titulaire d’un MBA, celui-ci est parfaitement à l’aise avec les nouvelles technologies et a été formé à la gestion des conflits. Tous deux sont partis d’un constat : les jeunes comme les seniors ont des difficultés à entrer sur le marché du travail ou à y rester. Alors que faire ? Les réunir pour leur permettre de créer leur propre entreprise, voire d’en reprendre une. L’association va donc jouer le rôle d’“entremetteuse”. « Si possible pour le meilleur ! » précise avec humour l’entrepreneure qui part du principe que « l’aîné rassure et le cadet inspire ». Un subtil équilibre qui serait un facteur de réussite pour la pérennité de l’entreprise.

Lisez la suite dans les Echos Entrepreneurs 

TIcGRE_mise-en-relation

Christine Damiguet et Samuel Reslinger

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Les RH se mobilisent
pour l’innovation sociale

6 déc

Échanger autour d’initiatives qui associent emploi et innovation sociale : tel était l’objectif de cet atelier organisé le mardi 24 novembre par les Groupes RH et ESS des Alumni de Sciences Po, avec l’équipe de l’association Stagiaires Sans Frontières créée par deux jeunes diplômés de Sciences Po.

La soirée était organisée dans un lieu particulièrement inspirant : le sensespace, espace de coworking qui comprend un incubateur de projets d’entrepreneuriat dédiés à la résolution de défis environnementaux et sociaux. Développé par MakeSense, plateforme communautaire qui aide les entrepreneurs du social business, ce lieu accueille des startups innovantes : UpCycly est l’une d’elles. L’un des fondateurs a présenté le projet : proposer aux salariés d’investir leur espace de travail en créant leur propre mobilier avec des matériaux recyclés pendant des ateliers dédiés.

1511_RH-InnovationSociale

A travers les expériences et témoignages partagés par des managers, entrepreneurs, responsables d’associations, stagiaires et RH, la rencontre a mis en lumière le rôle des ressources humaines pour porter l’innovation sociale au cœur des entreprises.

Ce fut l’occasion de découvrir des initiatives lancées par des entrepreneurs sociaux qui veulent placer l’engagement au cœur des missions professionnelles.

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