Conférence Achats responsables et impact social sur les territoires le 6 juin à Sciences Po

13 mai

L’Avise, en partenariat avec la Caisse des Dépôts et le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et avec le soutien du Fonds social européen (FSE), organise à Sciences Po le 6 juin prochain un événement sur les achats socialement responsables. Il s’agit de la restitution d’une étude menée par des étudiants du master Stratégies territoriales et urbaines dont l’objectif est de valoriser l’impact social des collaborations commerciales entre acheteurs publics/privés et structures d’insertion.

Dans le cadre de leur politique de responsabilité sociétale, de nombreuses entreprises contribuent aujourd’hui, à travers leur fonction achats, au développement économique local et à la lutte contre les exclusions. Ainsi, elles initient des relations commerciales avec les structures d’utilité sociale pour répondre à ces enjeux.

Quant aux collectivités, elles mettent en œuvre des critères sociaux dans leur commande publique, afin de soutenir l’insertion socio-professionnelle dans leur territoire. La nouvelle ordonnance « marchés publics » et son décret d’application ont conforté ces démarches, qui sont amenées à se renforcer.

Cependant, dans les faits, on peut s’interroger : que produisent concrètement ces initiatives ? Comment évaluer leur impact social ? Peut-on définir des indicateurs ? En bref, les achats socialement responsables participent-ils effectivement à la lutte contre le chômage ?

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Avise-SciencesPo

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L’ESS et les villes de demain – Conférence à Sciences Po

25 avr

Le 23 mars 2016, les associations Sciences Po Environnement et Noise Changemakers Sciences Po, en partenariat avec le NOISE Dauphine, organisaient une conférence-débat sur le thème des « Villes de demain ». Les enjeux étaient de présenter aux étudiants les différentes perspectives de développement durable en ville, à la croisée de ses dimensions économiques, sociales, environnementales et géographiques. L’occasion d’engager une discussion et de faire se rencontrer des acteurs investis dans cette réflexion sur la transition urbaine en marche.

A ce titre, quatre professionnels sont venus partager leur expérience et confronter leurs points de vue sur leur vision respective des villes de demain. L’amphithéâtre Jacques Chapsal a ainsi accueilli Vincent Callebaut, architecte écologiste et visionnaire, notamment designer du projet «  Paris Smart City 2050 » commandé par la Ville de Paris, Catherine Simon et Henri Bureau, respectivement coordinatrice nationale des Incroyables Comestibles (IC) et  urbaniste fondateur de l’antenne des IC d’Albi, et Edith Akiki,  ingénieure responsable du pôle éco-quartiers et ville durable à l’Institut Tribu.

La ville de demain vers une révolution écologique et technique

1604_VillesDeDemainPour l’architecte Vincent Callebaut, la ville de demain est avant tout une ville « archibiotique », dont les principes de construction et d’aménagement, imitant la nature, doivent également être l’occasion de repenser totalement nos modes de vie. Son projet pour Paris 2050 incorpore les dernières innovations technologiques en termes d’énergie positive et s’accompagne d’une réflexion sur la mutation des bâtiments parisiens afin qu’ils produisent une énergie décarbonée.

Par ailleurs, la végétation doit y occuper une place centrale dans la mesure où les façades végétales atténuent les fortes chaleurs urbaines, tandis que la photosynthèse produite par les plantes permet aux bâtiments de présenter un bilan neutre en matière d’émissions de gaz à effet de serre. La ville de demain se repense ainsi comme un système métabolique intelligent capable de s’auto-réguler.

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Voyage culinaire chez Kialatok

27 mar

Kialatok est une entreprise sociale qui propose des ateliers de cuisine du monde animés par des cuisiniers talentueux de différentes cultures. Le 16 février, le groupe ESS de Sciences Po a eu le plaisir de rencontrer l’un de ses deux fondateurs, Kevin Berkane, dans les nouveaux locaux de l’entreprise (18 ème arrondissement de Paris) et d’expérimenter une recette de Cote d’Ivoire. 

Habillé de bois clair, donnant sur la rue par de larges fenêtres sur les rebords desquelles poussent des herbes aromatiques, cet espace comporte une partie équipée pour les ateliers de cuisine et une partie pour se réunir autour d’une longue table. L’un des murs est décoré de nombreux ustensiles et de vaisselle provenant de différents continents. Il est à l’image de l’esprit du projet Kialatok, selon laquelle la diversité est enrichissante et la cuisine est un terrain propice à des rencontres dénuées de préjugés.

Ce mariage de gourmandise, de solidarité et de culture se décline en plusieurs offres.

  • Destinés aux particuliers, des ateliers de cuisine enseignent des recettes exotiques et permettent d’organiser un événement de groupe convivial avec « le billet d’avion le moins cher du monde » à destination du Sénégal, du Maroc, de La Réunion, du Brésil, ou de la Chine par exemple…
  • Destinés aux entreprises, des ateliers utilisent la cuisine comme un outil pédagogique pour susciter une immersion culturelle et aborder des problématiques de diversité et d’interculturalité. Kialatok a en effet conçu pour des grands groupes comme La Poste, Orange ou ENGIE des formations de sensibilisation aux enjeux de la diversité et au management en contexte multiculturel.

Kialatok_logo

Insertion culinaire

Au cœur des activités proposées par Kialatok se trouvent les « animateurs et animatrices culinaires », des personnes passionnées de cuisine, issues de l’immigration, dont certaines connaissent des difficultés d’accès à l’emploi. Après les débuts du projet Kialatok à l’incubateur social d’HEC, c’est à la Courneuve que s’est installée la jeune entreprise en 2013, où elle travaillait avec des femmes qui avaient des projets de création d’activité autour de la restauration. Florence Pellegrini, la co-fondatrice de Kialatok, rédige les fiches de cours et forme les cuisiniers.

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Intrapreneurship – Comment concilier carrière dans un grand groupe et sens au travail ? Débat à Sciences Po, le 15 mars 2016

22 mar

Le mardi 15 mars 2016, le groupe ESS des Alumnis Sciences Po ainsi que l’association NOISE Changemakers (Nouvel Observatoire de l’Innovation Sociale et Environnementale) de Sciences Po organisaient une conférence sur l’intrapreneuriat social, où comment construire un business model innovant tout en répondant à des problèmes sociétaux et environnementaux, à partir de son entreprise et dans son cœur de métier.

A cette occasion, trois « icônes » de l’intrapreneuriat ont fait le déplacement pour transmettre leur expérience. Entre florilège de citations et questions aussi bien pratiques qu’éthiques de l’auditoire, les intervenants –Emmanuel de Lutzel, chargé de mission Social Business chez BNP Paribas et co-auteur du livre « Transformez votre entreprise de l’intérieur : le guide de l’intrapreneur social », Jean-François Connan, directeur de la responsabilité et l’innovation sociale chez Adecco, et Alexandre Chervet, jeune entrepreneur et ambassadeur de Ticket for Change – ont délivré leur vision de l’intrapreneuriat. Le débat était modéré par Xavier Corval, président d’Eqosphere, entreprise pionnière dans le domaine de la valorisation des invendus alimentaires, et première entreprise sociale incubée par Sciences Po en 2012.

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Qu’est ce que l’intrapreneuriat ?

Pour Emmanuel de Lutzel, il s’agit d’un concept nouveau, qui fait avancer le business : l’intrapreneur social a une motivation intrinsèque pour changer le monde, que ce soit d’un point de vue social ou environnemental. Le point de départ fut pour lui l’année 2005, année internationale de la microfinance. Il se demande alors s’il est possible de concilier les grandes banques et la microfinance : la microfinance est du financement à impact social, et le cœur du métier de banquier est le financement. Aujourd’hui, la microfinance a fait son chemin, et a impacté près d’1,5 millions d’entrepreneurs (selon l’impact cumulé estimé de BnP sur 8 ans).

Pour Jean-François Connan, l’intrapreneuriat naît du concept
de « La Perruque » : à l’époque, dans les milieux industriels, les meilleurs ouvriers devaient créer un cadeau lors d’un départ en retraite par exemple, utilisant ainsi l’entreprise à des fins personnelles pour le bien de l’entreprise. D’abord fraiseur et ajusteur, Jean-François Connan entre dans une agence Adecco en 1988, lorsque l’intrapreneuriat, l’ESS, ou l’entreprise citoyenne n’existent pas encore. C’est après 26 ans chez Adecco qu’il parvient à transformer son entreprise de l’intérieur. L’important est de profiter du bon moment pour se développer.

Pour faire le même travail, mais différemment, les deux intrapreneurs doivent d’abord trouver des soutiens au sein de l’entreprise, avant de réussir à réellement changer les choses. L’expérience d’Alexandre Chervet est un peu différente, en raison de sa jeunesse et de ses expériences d’entrepreneur. C’est d’abord en découvrant Mohammed Yunus (l’inventeur du microcrédit) qu’il comprend le concept de social business. C’est ensuite la lecture d’Emmanuel Faber (initiateur des activités sociales du groupe Danone, devenu Directeur général) qui lui fait comprendre que les grandes entreprises pourraient avoir un impact sur la société peut-être encore plus important que les petits entrepreneurs. Il devient alors le fer de lance du programme intrapreneur de Ticket for Change, intitulé Corporate for Change, qui permet d’aider des salariés à transformer leur entreprise de l’intérieur.

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